Alain Ballereau nous laisse cheminer dans ses vastes plaines nues ou habitées où surgit l'idée de la colline ou de la falaise, de l'arbre et de l'eau, du rivage qui se découvre... Nous déambulons dans ses espaces, interrompus seulement par la limite du support, et les lieux se succèdent, comme au fil de la marche…

 

La souplesse et la légèreté de ses grands papiers encollés, facilitent ses manipulations à bout de bras: lavis, coulures, empreintes humides, vibrations sous la spatule; l' accident est précieux et déterminant dans chaque étape de sa peinture. Elle s’élabore de strates en strates, entre rapidité du geste et vigilance, d' étonnements en recouvrements pour tendre à l'essentiel.